Évangile du dimanche 10 septembre 2017

Du pain sur la table

23e dimanche ordinaire (année A), selon l’écrit de Matthieu (18, 15-20)

15 Si ton frère vient à pécher, va, réprimande-le, entre toi et lui seul.
S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux
pour que «toute parole soit établie sur la bouche de deux ou trois témoins».17 Et s’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée ecclésiale;
s’il refuse d’écouter aussi l’assemblée ecclésiale,
qu’il soit pour toi comme l’étranger païen et le percepteur d’impôt.

18 Amen, je vous le dis:
Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié aux cieux
et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié aux cieux.19 Je vous le dis encore;
Si deux d’entre vous se sont accordés sur la terre
à propos de quoi que ce soit,
ce qu’ils demanderont,
cela leur sera fait de la part de mon Père qui est aux cieux.

20 En effet, là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom,
là je suis au milieu d’eux.

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Le commentaire du pain sur la table,

par Georges Convert.

On appelle parfois ce chapitre le « discours sur l’Église ».
Jésus n’a sans doute pas prononcé ce « discours » en tant que tel,
mais les évangélistes ont regroupé certains aspects de son enseignement
qui peuvent inspirer les manières de vivre des communautés nées après Pâques.
On peut distinguer deux parties qui décrivent comme deux options fondamentales:
. la communauté doit porter une attention particulière aux petits (1-14);
. elle doit être un milieu fraternel pratiquant le pardon (15-35).
La parabole de la brebis perdue fait le lien entre les deux parties:
Votre Père des cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits ne soit perdu 
(18,14).
Le « petit qui se perd » est en effet le pécheur comparé à une brebis égarée.
Jésus justifie sa conduite envers les pécheurs comme étant celle du Père des cieux,
semblable à un pasteur laissant le troupeau pour partir à la recherche de la brebis perdue.

La place de ce texte dans le récit de Matthieu
Si ton frère vient à pécher, va, réprimande-le, entre toi et lui seul…
Pour comprendre ces conseils dans l’esprit qui est celui de Jésus,
sans doute faut-il les aborder avec, en fond de décor, la parabole de la brebis perdue.
Que nous dit cette parabole?
Sinon que Dieu n’est pas la personne prudente et sage que l’on pense!
Il abandonne tout le troupeau pour aller à la recherche de la brebis perdue.
Cette attitude ne se justifie pas par la raison raisonnable…
elle n’existe que chez ceux qui sont mûs par la folie de l’amour.
Plus de 700 ans avant Jésus, Osée parlait des relations de Dieu et de son peuple
comme des relations de l’amour fou d’un homme pour la femme qui l’a abandonnée:
C’est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son coeur.
Je la fiancerai pour toujours par l’amour et la tendresse
 (Os 2,16.21).
C’est aussi l’amour seul qui peut expliquer cette joie de Dieu (18,12-14)
plus grande pour la brebis retrouvée que pour 99 qui ne se sont pas égarées.
C’est cette attitude de fol amour que Jésus demande à ses disciples
et c’est cette joie qu’il leur promet.
Il faudra donc aborder notre texte,
moins comme une règle de correction fraternelle que comme les conseils suggérés
pour aller à la rencontre de celui qui s’est malheureusement marginalisé.
Notons aussi qu’il s’agit ici d’une faute publique et non d’une offense entre 2 personnes.
Ce cas sera envisagé au verset 21: si mon frère commet une faute envers moi.
Notre texte concerne un membre qui a commis des gestes graves et connus de tous.
Ces gestes ont défiguré la communauté, meurtri la famille des fils et filles de Dieu.
Quels sont ces gestes? De qui viennent-ils?
Ce peut être ceux d’un percepteur d’impôts qui majore les sommes dues
et met le surplus dans ses poches.
Ce peut être ceux de quelqu’un qui offre encore un culte aux dieux païens.
Ou de quelqu’un qui vit dans la débauche sexuelle.
Ou de quelqu’un semant la zizanie dans la communauté par des calomnies.
Ou encore de quelqu’un qui vit avec la femme de son père.
On trouve de tels cas dans les communautés fondées par Paul:
Je crains qu’il n’y ait chez vous de la discorde, de la jalousie, de l’emportement,
des rivalités, des médisances, des commérages, des remous
 (2Co 12,20-21).
Marqués par leur fréquentation encore récente des idoles,
quelques-uns mangent la viande des sacrifices comme si elle était réellement offerte aux idoles
et leur conscience, qui est faible, en est souillée
 (1Co 8,7).
On entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite
et d’inconduite telle qu’on ne la trouve même pas chez les païens:
l’un de vous vit avec la femme de son père
 (1Co 5,1).
Comment doit se comporter la communauté en de telles circonstances?
Les préceptes de la Bible, ceux du Lévitique, pouvaient éclairer son comportement.
Tu n’auras pas de haine dans ton coeur pour ton frère.
Tu dois réprimander ton compatriote: ainsi tu n’auras pas la charge d’un péché.
Tu ne te vengeras pas et ne garderas pas de rancune envers les fils de ton peuple.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même
 (Lv 19,17-18).
L’Ecclésiastique demande de rencontrer l’autre avant de faire intervenir la justice:
Va trouver ton ami:
peut-être n’a-t-il rien fait, et s’il a fait quelque chose il ne recommencera pas.
Va trouver ton voisin:
peut-être n’a-t-il rien dit, et s’il a dit quelque chose il ne le redira pas.
Va trouver ton ami:
on calomnie souvent, aussi ne crois pas tout ce qu’on te dit.
Va trouver ton voisin:
avant d’en venir aux menaces, obéis à la Tora du Très-Haut
 (Si 19,13-17).
Jésus demande qu’un 1er contact avec le pécheur soit pris par une seule personne:
sans doute par discrétion et pour ne pas humilier publiquement le coupable.
Une telle rencontre devra être empreinte de respect et d’amour.
Plutôt que de vaincre, il s’agit de convaincre par le dialogue et la compréhension.
C’est un mouvement qui doit être commandé par l’amour fraternel le plus pur.
C’est le bien et le bonheur du pécheur qui doivent inspirer la démarche,
et non d’abord le renom de la communauté ou le bon ordre…
même si cela aussi peut être important.
Mais si la démarche d’un s’avère infructueuse, il faudra une démarche de plusieurs:
S’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes…
Cette façon de faire s’inspire peut-être des règles du Deutéronome (19,15):
Un seul témoin ne peut suffire pour convaincre quelqu’un de quelque faute ou délit que ce soit;
quel que soit le délit, c’est au dire de deux ou trois témoins que la cause sera établie.

Cependant, dans l’Évangile, il s’agit moins d’établir la preuve de la faute,
que de convaincre le pécheur de revenir vers Dieu.
On ira vers lui à plusieurs, non parce qu’on est plus fort quand on est plus nombreux,
mais parce que ces deux ou trois vont représenter -non pas eux-mêmes-
mais la communauté.
Ces deux ou trois ne peuvent aller au-devant du frère égaré que s’ils sont unis.
Par leur unité, ils témoignent que le Christ est présent au milieu d’eux (cf. 18,20).
Rappelons ce commentaire de Madeleine Delbrel:
«Si deux ou trois sont réunis en mon nom… il se fait ainsi une vraie unité, réelle.
Vivre en communauté, c’est exploiter pour le monde une sorte de sacrement.
C’est assurer la présence de Jésus.
Le témoignage d’un seul, qu’il le veuille ou non, porte sa propre signature.
Le témoignage d’une communauté porte, si elle est fidèle, la signature du Christ»

(Communautés selon l’Évangile, Seuil, p. 34).
Et si le témoignage d’amour de ces deux ou trois n’est pas suffisamment crédible,
alors c’est toute l’assemblée (l’Église) qui devra dire à ce frère ou à cette soeur
qu’ils sont aimés malgré leur faute
et que l’amour de la communauté peut les sauver de leur mal.

Comment comprendre l’attitude de Jésus?
Sa façon de procéder fait contraste avec l’implacable rigueur
de la communauté de Qumrân qui exigeait d’exclure immédiatement le pécheur.
Les Juifs de Qumrân -regroupés en monastère- se voulaient des justes.
Pour cela, ils se séparaient du monde perverti en se réfugiant dans le désert.
Jésus, lui, a une toute autre approche.
Il sait qu’aucune communauté de ses disciples ne sera jamais parfaite.
Il sait que l’ivraie sera toujours mêlé au blé:
dans le monde comme dans le coeur de tout être humain.
Mais, pour lui, le péché ne peut se combattre que par l’amour.
Car tout péché naît d’une carence d’amour.
Si nous avions cette totale assurance d’être aimés, serions-nous aussi méchants?
Jésus croit à la puissance de la miséricorde.
Il l’a prêchée tout au long de sa mission:
à travers la parabole du fils perdu et du Père prodigue d’amour,
à travers son attitude envers la femme adultère:
Je ne te condamne pas.Va et désormais ne pèche plus! (Jn 8,11),
à travers son désir de descendre chez Zachée, le percepteur d’impôts:
Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19,10),
à travers enfin son pardon à Pierre qui l’a renié, à Judas qui l’a trahi,
et à tous ceux qui l’ont condamné: Père, pardonne-leur! (Lc 23,34).
«Qu’est-ce que tous les péchés, sinon une poignée de sable dans la mer
en comparaison avec la miséricorde de Dieu?
 (Olivier Clément, Sources, Stock 1982, p. 321).
Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux, répète Jésus.
Ne vous posez pas en juges et vous ne serez pas jugés,
ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés,
acquittez et vous serez acquittés, donnez et on vous donnera
 (Lc 6,36-38).

Ceux qui sont envoyés au nom de la communauté sont donc envoyés
comme des porteurs de la miséricorde de Dieu:
S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
Il ne s’agit pas seulement de le garder comme membre de la communauté
mais de le garder dans une vie d’amour et dans le bonheur que donne l’amour.
Il s’agit de sauver la vie spirituelle de ce frère ou de cette soeur.
Il faut entendre ici la voix du Père qui dit au fils aîné:
Ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé (Lc 15,32).
Et si malheureusement on ne réussit pas à convaincre
-car chacun demeure libre et aucun amour ne pourra supprimer cette liberté-
ce frère, cette soeur, deviendra alors comme un « païen et un publicain ».
Qu’est-ce cela peut vouloir dire? Ce frère ne devient pas méprisable…
Il n’est pas rejeté comme un être vil et qu’on ne doit pas fréquenter.
Il est simplement assimilé à tous ceux qui sont en dehors de la communauté,
que l’on doit aimer comme soi-même et dont on doit continuer à se faire le prochain.
Souvenons-nous du bon samaritain (un hérétique aux yeux des Juifs):
Lequel s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands?
Celui qui a exercé la miséricorde envers lui
 (Lc 10,36-37).
Rappelons-nous encore de l’attitude de Jésus envers Zachée le publicain:
Zachée, descends vite car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi (Lc 19,5),
et de son admiration de la Cananéenne païenne:
femme, grande est ta foi! Qu’il t’advienne selon ton désir! (Mt 15,28).
On ne doit ,certes, forcer personne à faire partie de la communauté des disciples,
comme on ne peut, par la force, contraindre personne à se convertir,
mais on a toujours le devoir d’aimer l’autre comme un frère, une soeur:
quoi que l’autre fasse, il sera toujours un fils aimé de Dieu, une fille chérie du Père.

La miséricorde est-elle vraiment possible pour nous, disciples d’aujourd’hui?
Pour se comporter à l’égard du pécheur comme Jésus le veut,
il faut avoir éprouvé -dans toute sa profondeur- qu’on est soi-même pécheur.
Il faut avoir fait l’expérience d’être pardonné,
d’être transformé par la miséricorde de Dieu.
L’apôtre Paul le souligne fortement aux chrétiens de la communauté d’Éphèse:
Il vous faut être renouvelés par la transformation spirituelle de votre intelligence
et revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté …
Soyez bons les uns pour les autres, ayez du coeur; pardonnez-vous mutuellement,
comme Dieu vous a pardonnés en Chris
(Ép 4,23-24,32).
Cette expérience, Simon-Pierre l’a vécue intensément lors de la mort de Jésus.
Malgré qu’il ait renié son maître, il a ressenti le regard de bonté qu’il portait sur lui,
un regard dont il gardera vive l’impression pour le restant de sa vie.
Dans le déroulement de nos fragiles existences,
il y a des moments d’épreuves qui peuvent conduire à l’échec du péché.
Nous pouvons alors ressentir la désespérance, un certain dégoût de nous-même.
Mais, si nous consentons à ouvrir notre coeur, la grâce de Dieu peut être plus forte
que tout: Qui peut nous séparer de l’amour du Christ?, disait l’apôtre Paul (Rm 8,35).
Et il appartient à la communauté des disciples d’être le relais de ce regard de Jésus.

Quand eux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux.
Cette phrase de l’Évangile fait écho à une sentence juive qui disait:
«Si deux hommes se trouvent ensemble et que les paroles de la Tora sont au milieu d’eux,
la Présence de Dieu réside au milieu d’eux.»

Jésus promet qu’il sera présent au milieu des siens,
chaque fois qu’ils seront réunis pour vivre sa parole.
Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous,
vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous arrivera
 (Jn 15,7).
Pour que, de la prière, jaillisse vraiment une force d’amour, il faut
que les disciples soient en communion de pensée et d’agir avec le Père et avec Jésus.
Si deux d’entre vous se sont accordés sur la terre à propos de quoi que ce soit,
ce qu’ils demanderont, cela leur sera fait de la part de mon Père qui est aux cieux.

On peut être, à première vue, étonné de cette affirmation audacieuse de Jésus.
Dieu exaucerait-il n’importe quoi? Ou plutôt n’importe qui?
Jésus parle d’un accord profond et vrai qui ne peut être que fondé sur l’amour véritable.
Deux égoïsmes peuvent sembler s’accorder… ce ne sera pas pour longtemps.
L’égoïsme divise mais n’unit pas en vérité.
Ce que la communauté des disciples doit demander dans sa prière,
c’est cette force d’amour capable de délier le pécheur:
ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Vivre le pardon, en effet, n’est pas seulement une affaire humaine.
Qui sommes-nous pour guérir notre frère de son mal, de sa carence d’amour?
Pour cela, nous avons besoin de puiser à la source même de l’amour.
Le pardon, pour être guérison, doit mettre en jeu des énergies d’amour
qui ne viennent pas seulement de nous, mais de Dieu.
Jésus insuffle en eux et leur dit: «Recevez le Souffle spirituel de sainteté.
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils seront remis»
 (Jn 20,22-23).
C’est l’Esprit divin qui est l’unique puissance d’amour qui soit plus forte que le mal.
Parce qu’il a aimé jusqu’au bout de l’amour,
le Christ ressuscité est devenu pour nous la source de cet amour qui vient de Dieu.
Pour reprendre des mots d’Olivier Clément, «le seul péché, en définitive,
c’est de ne pas se faire attentif à la puissance de la résurrection»
.
Le pardon sera enfanté dans la prière, qui ouvre les coeurs à l’Esprit du Ressuscité.

Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel…
Ce texte peut-il nous inspirer quelques interrogations pour aujourd’hui?
Après sa résurrection, Jésus a confié solennellement aux apôtres cette mission de délier des liens du mal:
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils seront remis (Jn 20,23).
L’apôtre Paul insiste auprès des membres des Églises sur cette tâche qui est la leur.
Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ
et nous a confié le ministère de la réconciliation.
C’est au nom du Christ que nous sommes en ambassade.
Par nous c’est Dieu lui-même qui vous adresse un appel:
au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu
 (2 Co 5,18-20).
Si le pardon est bien au coeur de toute communauté chrétienne,
quel genre de communauté formons-nous pour être fidèles à Jésus?
Un groupe de gens corrects qui excluent les gens indignes?
Ou un rassemblement ouvert à ceux qui sont « loin » et méprisés?
Une église attentive, à l’écoute de ceux qui cherchent?
Aujourd’hui, qui risquons-nous d’exclure de la famille chrétienne?
Rappelons l’insistance de Paul sur l’universalisme qui doit être celui de l’Église:
Frères, il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages aux yeux des hommes,
ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens de bonne famille.
Ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n’est pas,
Dieu l’a choisi pour réduire à rien ce qui est,
afin qu’aucune créature ne puisse s’enorgueillir devant Dieu
 (1Co 1,26.28-29).
Cette description est-elle encore celle de nos communautés?
        L’autre jour, une femme venait me partager son tourment:
elle a dû confier, à ses parents, la garde de ses deux enfants dans leurs premières années.
Lorsqu’elle a pu les prendre avec elle, elle n’a jamais su trouver le chemin du coeur de ses enfants.
Elle n’a jamais su leur dire qu’elle les aimait.
Aujourd’hui, devenus de jeunes adultes, ils se sont détournés d’elle et l’ont quittée.
Comment pourra-t-elle trouver le chemin de leur coeur, ce qui est son voeu le plus cher?
Elle qui n’a jamais vraiment connu l’amour, ni de ses parents, ni d’un époux,
comment découvrira-t-elle cette miséricorde de Dieu-Père
si ce n’est au sein d’une « famille chrétienne », qui n’est pas celle des liens du sang,
mais celle des liens de la foi en Jésus?

Lorsque la famille de sang n’est plus une église domestique, familiale,
le disciple doit se retrouver avec d’autres pour vivre sa relation de fils-fille du Père
et d’être les uns pour les autres les relais de la miséricorde divine.

Georges Convert

 

»»» Questions
  1. Dans les textes de la Première Alliance y a-t-il des textes parlant de la miséricorde?
  2. Comment comprendre les démarches de correction fraternelle: seul à seul,
    avec deux témoins, la communauté?
  3. Pourquoi Jésus choisit-il la miséricorde de préférence au jugement?
  4. Pour nous aujourd’hui, la pratique de miséricorde se vit-elle dans nos communautés?
  5. Comment mieux vivre cette pratique demandée par Jésus?

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