Mon grain de sel

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Grain de SelMon grain de sel, sur l’Évangile du dimanche 28 mai 2017

par Mario Bard.

Présent aux plus et par les plus petits

Comme fils de Dieu, comment est-ce que je veux marcher aujourd’hui sur les pas de Ieshoua? Après tout, j’ai tant de difficulté à être fidèle à son appel d’amour : comment réussir à mettre en place des éléments de ce qui sera encore Esprit d’Évangile aujourd’hui?

Écoutez l’Esprit Saint semble être une solution facile. Sauf qu’il n’en est rien pour quelqu’un qui marche un tant soit peu dans le monde. Être fidèle à l’amour qui nous côtoie tous les jours est un défi constant que je ne réussis qu’à moitié, et dont les parties gâchées sont assez spectaculaires. Pourquoi? Parce que je marche sans arrêt dans ce monde en essayant de comprendre – et d’imiter! – les tentacules qui servent de prémisses à la bonne société. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne semblent pas attacher aux systèmes de croyances que Ieshoua a annoncé sur les routes de l’Évangile.

Pour avoir du succès, il est de bon ton de tricher ou de faire quelques passe-passes : cela démontre une certaine intelligence. Ou bien de se faire des amis par intérêts. Et puis, de faire passer l’intérêt de ses amis avant même l’intérêt commun dans des projets publics. Sans oublier l’importance d’avoir une grosse voiture pour bien paraître et se pavaner. Rien n’est simple dans la société dans laquelle nous vivons. Et surtout pas notre rapport à l’humain qui doit être établie selon notre observation de la nature : à la fois combattif et rapace.

Voilà des éléments peu chrétiens sourcilleront plusieurs. Alors : comment se fait-il qu’ils soient encore importants pour tant de nos leaders? Comment se fait-il que ces hommes et ces femmes, leaders de notre monde, choisissent encore de nous mettre en compétition féroce et sans pitié plutôt que d’en appeler au meilleur dans l’être humain? Je ne sais vraiment pas. C’est un mystère que je n’arrive pas à élucider, surtout dans une société qui s’est déjà définie comme chrétienne! Comment résonne ce « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » ?

Pour mieux le saisir, il faut chercher chez les plus petits, ceux et celles qui n’ont que la générosité de leur présence à donner. Sans superflue, ces hommes et ces femmes marchent en essayant d’être fidèles aux paroles du Sauveur. Riches ou pauvres, ces plus petits risquent toujours plus, s’engagent toujours plus, sont toujours plus fatigués, quoi que paradoxalement heureux et sans traces de fatigue du cœur à dénoncer. Être « les plus petits », c’est, dans la condition de notre vie, se relever chaque matin, savoir analyser nos erreurs passées pour mieux avancé. Accompagné de l’esprit de la Bonne Nouvelle, et en le laissant entrer dans notre cœur, nous rendrons visible ce fameux « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. » Rien ne sert de proclamer la Parole divine de l’Évangile si nous ne savons pas avancer en se mettant à la place de plus petits. Encore mieux : en étant nous même plus petits. Au service de tous, nous souffrirons certes. Par contre, notre cœur pur sera sans aucun doutes au cœur même de l’Évangile.

Que la sagesse d’en connaître les attributs vous accompagne aujourd’hui.

Mario Bard

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