Mon grain de sel

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Grain de SelMon grain de sel, sur l’Évangile du dimanche 15 avril 2018

par Mario Bard.

Comment mourir en état d’ode d’amour?

Ieshoua ouvre l’intelligence grâce à un arrêt d’importance dans la vie de ces deux personnes, devenues incroyantes par la force de la mort. Visiblement, elles ne comprennent pas toute la profondeur de ce que Ieshoua vient de vivre sur la croix : un don de soi qui mène à la vie. Le signe est bien trop scandaleux pour même penser que ce grand prophète a le pouvoir de transformer la croix en lieu de passage vers la vie. Le péché qui le met sur la croix est la désunion des humains d’avec l’Esprit Saint d’amour et un nihilisme voulu et consumer de l’existence d’un père-mère aimant, ou d’une force d’amour immanente. Qui commence par la haine de l’être humain. Ieshoua, devenu Christ par la force d’amour de son père-mère des Cieux (André Myre écrit le « Parent ») redit que l’humain peut, que dis-je, doit passer par l’amour, le don de soi, pour exister. Il n’est rien sans le don à l’autre. Et sa plus grande force provient d’un don d’amour.

Pourquoi faut-il que ce passage soit si souffrant? Mystère, je l’avoue. Bien sûr, ceux et celles qui restent sur cette terre ressentent profondément l’absence. C’est ce qui les fait souffrir. Et ceux qui partent ont de beaux souvenirs qu’ils ne veulent pas laisser aller. Mais, peut-être avons-nous tous oublié que l’âme s’envole, survole, part. La mort n’est qu’un passage. L’important, c’est d’en faire une ode à l’amour. Et cette ode se trouve dans la mise en pratique fidèle à l’esprit de l’amour tel que le conçoit Ieshoua.

Donner sa vie signifie ne pas avoir peur de la mort. Quand on donne, on n’a pas le temps d’avoir peur. Et si la peur est palpable, alors elle demeure secondaire par rapport à tout ce que la vie veut donner d’abondance. Donner sa vie. Pour que la mort n’ait aucun pouvoir final. Ces dernières années, celle-ci m’a dit bonjour à plusieurs reprises. Elle a renversé des concepts qui, très théoriques, commencent à s’ancrer – et jamais tout à fait complètement – dans mon cœur. La mort est un passage vers une autre vie. Comment la transformons-nous en occasion de passage vers un état de vie? Quel est le chemin qui donne la vie véritable et pas seulement une occasion de boucher un trou, comme le fait le restaurant-minute?

Ieshoua a partagé le pain et les poissons, nourri des foules, guérit des paralytiques et des femmes qui étaient bannies de la société à cause de divers problèmes, dont des pertes de sang. Une femme qui se prostituait a été complètement pardonnée, bénie par le Christ Ieshoua. Au lieu de lui montrer le chemin d’une rude transformation, il lui dit simplement et sans ambages : « Va, et ne pèche plus ».

Sommes-nous prêts à dire en notre cœur, oui, je veux être vecteur de vie, de don, de passage de la mort à la vie? Sommes-nous prêts à mourir demain, par amour et non juste parce que nous le devons? Cette question me hante de plus en plus. Et j’espère qu’elle me mènera vers encore plus d’amour véritable pour l’autre. Avec la force de frère Ieshoua, de l’Esprit saint qui l’a toujours habité, — même sur la croix! – et la force du Parent (Père-Mère-Dieu) du Ciel.

Mario Bard

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