Évangile du dimanche 18 octobre 2020

Du pain sur la table

29e dimanche ordinaire (année A), selon l’écrit de Matthieu (22, 15-22)

15 C’est alors que les Pharisiens vont tenir conseil
pour piéger Jésus sur ses paroles.

16 Ils lui envoient leurs disciples avec ceux des Hérodiens. Ils disent:
“Maître, nous savons que tu es vrai et que tu enseignes en vérité le chemin de Dieu. Tu ne te soucies de personne: en effet tu ne regardes pas à l’apparence des gens.

17 Dis-nous donc ce qu’il te semble:
est-il permis ou non de donner l’impôt à César?”

18 Connaissant leur méchanceté, Jésus dit:
“Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie de l’impôt.
Ceux-ci lui présentent un denier.”

20 Il leur dit: “De qui est cette image et l’inscription(*)?”

21 Il lui disent: “De César.”
Alors il leur dit: “Rendez à César ce qui est à César.
Et à Dieu, ce qui est à Dieu.”

22 En l’entendant ils sont étonnés et le laissant, ils s’en vont.

* La monnaie utilisée pour l’impôt porte l’inscription: Tibère César, Auguste, fils du divin Auguste.

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Le commentaire du pain sur la table,

par Georges Convert.

La place de ce texte dans le récit de Matthieu

Nous sommes dans les dernières semaines de la mission de Jésus.
Son entrée remarquée à Jérusalem et le geste de purification du Temple
ont fait grandir l’agressivité de l’élite religieuse envers lui.
Pharisiens et Hérodiens veulent le prendre en défaut afin de s’en débarrasser.
Aussi cernent-ils ses allées et venues et engagent-ils des controverses avec lui:
celle sur l’impôt, sur la résurrection et sur le plus grand commandement (22,23ss. 34ss).
Les chefs cherchent un moyen pour pouvoir l’arrêter, mais discrètement
car ils ont peur des foules qui le tiennent pour un prophète (Mt 21,45).

Quel est le contexte politique et religieux?

Nous sommes dans la province de Judée, celle qui entoure la ville de Jérusalem.
Elle est administrée par un gouverneur nommé par l’Empereur de Rome.
Les Romains occupent en effet le pays depuis près de 100 ans.
Ponce-Pilate, le gouverneur romain, a fait exposer des enseignes,
à l’effigie de l’empereur, dans le Temple de Jérusalem.
Cet acte blasphématoire a provoqué une explosion de colère du peuple.
En plus des charges indirectes (péages, douanes, taxes innombrables),
les provinces colonisées payent un impôt à l’Empire romain;
seuls les enfants et les vieillards en sont exemptés.
Cet impôt était vu comme infamant: la sujétion du peuple de Dieu à la Rome païenne.
Payer l’impôt à l’empereur n’était-ce pas reconnaître sa souveraineté sur Israël?
c’est-à-dire sur le peuple du vrai Dieu, qui n’a d’autre roi que le Maître de l’univers!
La monnaie utilisée pour l’impôt porte l’inscription : Tibère César, Auguste, fils du divin Auguste et est ornée d’une représentation du buste de l’empereur couronné comme un dieu. Cette effigie de l’empereur divinisé était un blasphème envers l’Unique Vrai Dieu. Pour apaiser les sensibilités, on avait fait frapper des pièces de monnaie sans effigie, mais cela n’était pas valable pour la pièce de l’impôt, appelé le tribut à César.

Quelles étaient les réactions diverses des Juifs en face de cet impôt?

• Des nationalistes très pieux (les zélotes) interdisaient de payer l’impôt,
geste de rébellion qui se voulait un signe de fidélité à la Tora et au Dieu d’Israël.
Vers l’an 6, Judas le Galiléen avait soulevé des partisans contre Rome
et les Romains avaient noyé cette révolte dans le sang: plus de 2000 furent crucifiés.
• Les Pharisiens subissaient cette contrainte comme en totale contradiction
avec le devoir de ne servir que Dieu, seul vrai Roi d’Israël.
Mais les Pharisiens tentaient de s’accommoder de la situation,
pensant sans doute la désobéissance à Rome impossible sans une révolte violente.
Certains rabbis et scribes justifiaient même le paiement de l’impôt
en enseignant que les rois païens reçoivent aussi leur pouvoir de Dieu.
• Les Hérodiens étaient fortement liés à Rome
puisqu’ils étaient les partisans de la dynastie royale des Hérodes,
qui étaient des Juifs mêlés de sang arabe et collaborant avec les Romains.
À l’époque, l’Empereur avait nommé Hérode Antipas roi de Galilée et de Pérée.
Comment comprendre, dans notre épisode, la présence des Hérodiens à côté des Pharisiens?
Peut-être parce qu’on ne pouvait arrêter Jésus sans l’accord d’Hérode
puisque Jésus était originaire de Galilée, la province gouvernée par Hérode.
Hérode avait emprisonner Jean-Baptiste et Luc le présente comme carrément hostile à Jésus:
Des Pharisiens s’approchèrent et dirent à Jésus: « Pars d’ici, car Hérode veut te faire mourir. » Il leur dit: « Allez dire à ce renard… il me faut poursuivre ma route aujourd’hui et demain et le jour suivant, car il n’est pas possible qu’un prophète périsse hors de Jérusalem (Lc 13,31-33).
Voilà le contexte dans lequel il nous faut comprendre le piège tendu à Jésus.
Le but est de pouvoir le livrer au gouverneur romain
qui seul a finalement le pouvoir de condamner à mort (cf. Lc 20,20).
Pour cela, il suffirait que Jésus, comme Judas le Galiléen 25 ans plus tôt,
conseille la désobéissance en refusant de payer le tribut à l’Empereur.
Cela semblerait bien dans la ligne de pensée de Jésus
qui rappelle toujours qu’on ne peut servir deux maîtres: Dieu et Satan!
Si Jésus dit au contraire de payer l’impôt, les Pharisiens espèrent alors
qu’il se mettra à dos le peuple qui, lui, aspire à la lutte contre Rome.
Si le peuple lâche Jésus,
les chefs religieux et politiques auront alors les coudées franches pour l’arrêter.
Ils doivent donc agir avec habileté.
Maître, nous savons que tu es vrai et que tu enseignes en vérité le chemin de Dieu.
Tu ne te soucies de personne: en effet tu ne regardes pas à l’apparence des gens.
Au-delà de ce compliment sans doute hypocrite,
leur affirmation touche involontairement un aspect important de l’attitude de Jésus.
Il ne regarde pas à l’apparence
et s’adresse même en priorité aux gens marginalisés, voire rejetés: les pauvres, les malades, les handicapés, les collecteurs d’impôts qui sont des collaborateurs avec l’ennemi, etc.

Mais surtout Jésus apporte la vérité découverte dans sa relation au Père Divin: Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment en connaître le chemin? Jésus lui dit: « Je suis le chemin et la vérité et la vie.
Personne ne va au Père si ce n’est par moi »
(Jn 14,5-6).
C’est la densité même de la vie de Jésus, sa prière intense et continuelle,
qui le plonge dans la Vérité absolue qu’est Dieu.
Et c’est cela qu’il veut communiquer à ses disciples.
Il les invite à entrer en relation avec lui, à se nourrir de sa Parole:
Si vous demeurez dans ma parole, vous connaîtrez la vérité
et la vérité fera de vous des hommes libres
(Jn 8,31-32).

Quel est le sens de la réponse de Jésus?
Jésus est certes très conscient de l’enjeu.
S’il dit qu’il ne faut pas payer l’impôt à l’Empereur, un païen,
les partisans zélotes l’annexeront à leur politique,
et les chefs religieux le livreront aux autorités romaines pour qu’il soit condamné.
Jésus sera en effet passible de la Loi romaine (la Lex Julia Læsæ Majestatis)
qui punit de lèse-majesté celui qui se déclare roi sans être nommé par l’Empereur.
Cette loi était alors appliquée avec beaucoup de sévérité.
Et s’il dit qu’il faut payer le tribut, la sympathie du peuple se refroidira à son égard.
Accablés par les lourds impôts, les gens sont prêts à se révolter contre l’occupant.
Jésus ne pourra alors plus prétendre au rôle de messie
car, pour le grand nombre, le messie est celui qui doit libérer le peuple
et la première libération serait celle de l’occupant romain.
Habilement, Jésus demande de voir la monnaie qui sert à payer l’impôt:
De qui est cette image et l’inscription? Il lui disent: De César.
Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.


Que signifie cette réponse?

Les commentateurs des Évangiles sont bien divisés.
Il ne faut pas comprendre cette réponse en fonction des situations d’aujourd’hui.
Comme de penser que Jésus enseignerait à séparer les domaines religieux et politique.
À l’époque, pour les Juifs comme pour les Romains, ces domaines sont confondus:
messies comme empereurs sont vus comme représentants de Dieu ou des dieux.
Il serait sans doute aussi erroné de voir dans la réponse de Jésus une indication
que le spirituel est une affaire privée et que la vie publique doit être laïcisée:
la foi devrait trouver place au Temple et dans les synagogues (dans les églises)
alors que la société et ses institutions (écoles, hôpitaux, etc.) seraient laïques.
C’est là une façon moderne de voir qui ne pouvait être comprise à l’époque de Jésus
où les seules écoles étaient celles de l’apprentissage de la Tora
et l’unique autorité religieuse et politique était celle du Grand Conseil présidé par le Grand Prêtre.
Faut-il alors comprendre que Jésus ne répond pas à la question
et qu’il se sortirait du piège par une sorte de pirouette?
On peut penser que sa réponse pourra être interprétée différemment par chacun:
* Les Pharisiens comprendront qu’il faut payer l’impôt malgré tout,
à la fois pour éviter une révolte violente qui serait un suicide collectif…
et parce que l’autorité de cet empereur –quoiqu’il soit païen– vient de Dieu.
N’est-ce pas ce que dira l’apôtre Paul quelques années plus tard (Rm 13,1.5-7):
Que tout un chacun soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir,
car il n’y a d’autorité que par Dieu.
Il est nécessaire de se soumettre, non seulement par crainte de la colère [de la punition],
mais encore par motif de conscience. C’est la raison pour laquelle vous payez des impôts.
Rendez à chacun ce qui lui est dû: à qui l’impôt, l’impôt; à qui la taxe, la taxe.

* Les Hérodiens s’appuieront sur la conduite habituelle de Jésus:
il est en effet souvent proche des publicains
qui sont précisément les percepteurs de l’impôt romain.
Jésus fait aussi fréquemment la louange de païens, comme de ce centurion romain:
Amen, je vous le dis: Chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi (Mt 8,10).
*À l’opposé, les foules et les zélotes comprendront qu’il leur faut être fidèles à Dieu
et donc ne pas payer tribut à cet empereur païen qui usurpe le pouvoir de Dieu.
N’est-ce pas en effet l’attitude de Jésus décrite dans le récit des tentations?
Le diable lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire.
«Tout cela je te le donnerai si tu m’adores.» Alors Jésus lui dit: «Retire-toi, Satan!
Car il est écrit: C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras
et c’est à Lui seul que tu rendras un culte.»
(Mt 4,8-10).
On peut d’ailleurs penser que les récits évangéliques ont transmis
ces paroles de Jésus parce qu’elles livraient un message important,
non seulement pour ses interlocuteurs d’alors, mais aussi pour les chrétiens de tous les temps.

Tentons donc une réponse.
Pourquoi Jésus demande-t-il à voir la pièce de monnaie qui sert à payer l’impôt?
Celle-ci, fait-il remarquer, porte une effigie et une inscription.
L’effigie est celle de l’empereur couronné comme un dieu
et l’inscription précise bien sa divinisation.
C’est à partir d’elles que Jésus précise: Rendez donc à César ce qui est à César.
Mais il ajoute: Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.
Cette deuxième formule ne s’appuie-t-elle pas aussi sur une effigie:
celle de l’être humain à l’image de Dieu?
Dieu dit: «Faisons l’être humain à notre effigie, selon notre ressemblance» (Gn 1,26).
Isaïe rappelle que tout fils de Dieu porte l’inscription de sa ressemblance (Is 44,5):
L’un dira: «J’appartiens au Seigneur», l’autre écrira sur sa main: «Je suis au Seigneur».

Paul expliquera aux Corinthiens que tout disciple de Jésus appartient à Dieu:
Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Saint-Esprit qui est en vous:
vous recevez de Dieu et vous ne vous appartenez pas
(1Co 6,19).

Augustin d’Hippone, interprètera cet épisode de cette même manière (24e Sermon 8):
« Dieu, mes frères, nous redemande son image (à laquelle nous avons été créés).
Dieu cherche son image en ton âme.
‹Rends à César, dit le Sauveur, ce qui appartient à César.›
Que réclame de toi César? Son image.
Que réclame de toi le Seigneur? Son image.
L’image de Dieu est en toi.
Faire injure à l’image de Dieu, ne sera-ce point pour toi un sujet de larmes? »
Il est bien des façons de rendre à César ce qui est sien,
et à Dieu ce qui est de Lui et pour Lui.

D’ailleurs l’Évangile de Thomas ajoute: Et rendez à moi ce qui est à moi.
Peu importe l’exactitude de ce texte, il semble être de la même tonalité.
«En effet celui qui est à Dieu, dirait Jésus, reconnait aussi que je viens de Dieu
et que je suis à Lui.
Si vous étiez de Dieu, vous les Pharisiens et les Hérodiens,
vous reconnaîtriez que je suis l’envoyé de Dieu et que je ne sers que Lui.
Vous reconnaîtriez de quelle autorité j’agis lorsque je purifie le Temple
et vous ne viendriez pas me poser cette question-piège.
Vous reconnaîtriez le visage de Dieu –son effigie– dans les actes que je pose:
le visage d’un Dieu de miséricorde et de tendresse
qui est pardon pour tous ceux qui sont des appauvris d’amour;
d’un Dieu qui ne condamne pas
mais appelle chacun à se libérer de toute servitude;
d’un Dieu qui fait appel à la bonté enfouie dans le coeur de tout être humain.»

La réponse de Jésus comporte-t-elle un enseignement pour aujourd’hui?

Cette réponse de Jésus interpelle aussi bien les Pharisiens que les Hérodiens,
aussi bien les foules d’Israël que tous les disciples de Jésus de tous les temps:
« Reconnaissez-vous que vous appartenez à Dieu?
Ou bien appartenez-vous à César et à ses sbires, à ses agents?
Quel maître servez-vous? Dieu ou Satan? »
Dans le fait de payer ou non le tribut à César,
ce qui importe vraiment est l’orientation profonde de la vie de chacun.
«Servez-vous les intérêts des puissants de ce monde:
l’argent, l’exploitation des plus petits par les plus forts,
l’utilisation du mensonge et de la violence pour écraser et dominer?
Croyez-vous en ces idoles du monde?
Ou bien servez-vous Dieu: non seulement en le priant
mais en respectant son image dans la personne des plus petits, des plus mal-pris?
en travaillant à faire respecter les droits de la veuve et de l’orphelin?
La société que vous contribuez à créer est-elle de ce monde?
utilise-t-elle les moyens de ce monde: violence, domination, mépris, mensonge?
Ou bien agissez-vous avec les moyens de Dieu?
Les rois des nations agissent en seigneurs sur elles… pour vous qu’il n’en soit pas ainsi:
au contraire le plus grand parmi vous, qu’il soit comme le plus jeune

et celui qui dirige comme celui qui sert. Moi, je suis au milieu comme celui qui sert. (Lc 22, 25-27)

Jésus nous interpelle sur notre vision du monde. En tant que chrétiens nous devrions voir la vie, le monde, avec les yeux de Jésus. Aller à la rencontre de Jésus, c’est découvrir en lui, en elle, l’être unique qui est aimé de Dieu pour l’éternité. C’est ce que fit Jésus quand, rencontrant Zachée dans la ville de Jéricho, il ne s’est pas laissé arrêter par les critiques des gens et a mangé chez lui. (Lc 19,7-10)  « C’est chez un pécheur qu’il est allé loger.» Zachée dit au Seigneur: « Eh bien, je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens et si j’ai fait tort à quelqu’un je lui rends le quadruple.» Jésus dit: « Aujourd’hui, le salut est venu pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. »
Aller vers l’autre, c’est découvrir sa beauté intérieure souvent cachée.
Savons-nous voir l’autre, tout autre, comme quelqu’un qui est à Dieu?

Yvette Bélanger, militante à Atd-Quart-Monde, nous interpelle, à la suite de Jésus:
«Quand tu es assistée sociale, tu es considérée comme voleuse ou fraudeuse.
Au restaurant, on te fait payer ton repas avant de manger.
Ou encore, dès que tu reçois un cadeau, tu dois te justifier.
Si je m’achète un habit, je me dis: ‹Est-ce que cela va faire riche?›
Il faudrait avoir l’air pauvre.
Pourtant tu as le droit d’avoir quelque chose de beau chez toi. Tu as le droit d’être fier. Tu as le droit de choisir, et même de dire ‹non merci› à celui qui te donne…

Quand j’ai connu Atd-Quart-Monde,
j’ai mieux compris combien la misère nous oblige à mentir, à faire ‹bien des choses›.
Nos enfants grandissent là-dedans et risquent de pousser tout ‹croches›.
Mais je dis à mes enfants de ne pas baisser la tête;
moi, je l’ai baissée trop longtemps.
Maintenant, j’accompagne des gens qui ne se sentent pas assez forts
pour aller au bureau du Bien-être social.
Je leur dis: ‹Vous êtes quelqu’un d’important.
Nous sommes tous des êtres humains avec plein de ressources.›
Le père Joseph nous a appris que si on attaque la dignité de quelqu’un,
c’est un devoir sacré de réagir. (Revue Nouveau Dialogue #109 mars-avril 96, p 3.).

Rendre à Dieu ce qui est à Dieu…

c’est aussi prendre conscience que tout est grâce, que tout nous est donné:
notre corps merveilleux et les plaisirs du goût, de l’odorat, de la vue, de l’ouïe; l’univers, inépuisable de surprise, de l’infiniment grand et de l’infiniment petit; notre intelligence et la joie de toute création artistique ou scientifique;
notre coeur capable d’amitié, d’amour et de bonté;
notre esprit –immortel– fait pour l’Infini et la gratuité…
Tout est grâce et don de Celui qui est la Source Éternelle de Vie et d’Amour.
Rendre tout cela à Dieu, c’est lui dire notre reconnaissance:
c’est, à notre tour, Lui rendre grâce, amour de totale gratuité.
Loué et béni sois-Tu, c’est en tes mains, Père, que nous remettons le souffle spirituel
qui nous vient de toi.

Georges Convert

»»» Questions
  1. Dans quel contexte de la vie de Jésus s’inscrit cet épisode?
  2. Quel piège lui est tendu?
  3. Comment les divers groupes juifs pouvaient-ils comprendre la réponse de Jésus?
  4. Comment pouvons-nous comprendre la réponse de Jésus?
  5. Cette réponse peut-elle nous interroger encore aujourd’hui? Quelles actions traduisent le ‹rendre à César›? Quelles actions traduisent le ‹rendre à Dieu›?

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