Évangile du dimanche 20 novembre 2016

Fête du Christ-Roi (année C), selon le récit de Luc (23, 33-43)Du pain sur la table

33 Arrivés au lieu dit “Le Crâne”, là, ils le mettent en croix
ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche.

34 Jésus dit:
Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Ils répartissent ses vêtements en les tirant au sort.

35 Le peuple se tient là et regarde.
Les chefs aussi se moquent en disant:
Il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même!
S’il est, lui, le messie de Dieu, l’élu!

36 Les soldats aussi le bafouent:
ils s’approchent, lui présentent du vinaigre.

37 Ils disent:
Si toi, tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!

38 Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: LE ROI DES JUIFS.

39 Un des malfaiteurs suspendus à la croix blasphème contre lui en disant:
Est-ce que tu n’es pas le messie?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi!

40 Mais l’autre répond en le rabrouant; il dit:
Ne crains-tu pas Dieu, toi qui es sous la même condamnation?

41 Pour nous, c’est justice:
nous encaissons ce qui correspond à ce que nous avons commis,
mais lui n’a rien commis de criminel.

42 Et il disait:
Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton règne!

43 Et [Jésus] lui dit:
Amen! je te dis: aujourd’hui, avec moi tu seras dans le paradis.

44 C’était déjà environ la sixième heure.

45 Les ténèbres s’étendent sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure:
car il y a une éclipse du soleil.
Le voile du sanctuaire du Temple se déchire par le milieu.

46 Jésus s’écrie avec un grand cri:
Père, dans tes mains je remets mon souffle et mon esprit.
Ayant dit cela, il rend le souffle.


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Le commentaire du pain sur la table,

par Georges Convert.

Fête du Christ-Roi! Voilà une fête qui peut être bien ambigüe…
Jésus n’a-t-il pas toujours refusé de se dire roi?
Ce n’est qu’il y a 70 ans
que le dernier dimanche de l’année liturgique a été dédié à la royauté de Jésus.
Ce moment important de l’Évangile, qui nous est rapporté ici:
c’est-à-dire la mise en croix et la mort de Jésus qui s’inscrit dans le grand récit de la passion.
Il est bon aussi de nous rappeler
que les récits évangéliques ne sont pas des films documentaires,
mais des récits qui rapportent le sens profond de ce que Jésus a vécu.
Pour dire ce sens, les chrétiens ont choisi de le décrire à l’aide de textes bibliques:
soit à partir des psaumes ou de prières juives,
ou encore de textes pris dans les livres des prophètes.
On trouvera donc dans notre texte quelques rappels du psaume 21:
Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête:
«Il comptait sur le Seigneur: qu’Il le sauve puisqu’il est son ami!»
Dieu, c’est Toi qui m’as tiré du ventre de ma mère.
Dès ma naissance, c’est à Toi que j’ai été confié.
Je n’ai personne pour m’aider.
Une bande de vauriens me percent les mains et les pieds.
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mes vêtements.
Mais Toi, Seigneur, ne sois pas loin!
O ma force, viens vite à mon aide!
C’est dans un autre psaume, le psaume 69,
que nous retrouvons le soldat qui offre du vinaigre:
Pour nourriture, ils m’ont donné du poison.
Dans ma soif, ils m’abreuvaient de vinaigre…

Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Le récit commence et finit par une prière de Jésus:
une prière qu’il adresse à Dieu en l’appelant: Père!
C’est d’ailleurs une particularité de Jésus qui nomme rarement Dieu
par l’appellation qui est habituelle dans les textes bibliques: Le Seigneur.
La première prière demande au Père de pardonner à ceux qui le crucifient.
La seconde sera pour remettre entre les mains de Dieu son souffle, son esprit.
Il y a un lien à faire entre les deux prières:
un lien entre le pardon et le souffle spirituel.
Le récit de Jean éclaire ce lien. Lors de l’apparition de Jésus ressuscité
à ses apôtres, le Maître insuffle son souffle dans ses disciples en leur disant:
Recevez mon souffle spirituel:
ceux à qui vous remettrez les fautes, elles leur seront pardonnées  (Jn 20,22).
Le pardon est souvent un véritable défi.
Lorsqu’il nous atteint dans notre être très profond
(lorsqu’un ami, un époux, une épouse, un enfant a trahi notre confiance par exemple),
l’offensé doit trouver une force exceptionnelle pour pardonner.
Cette force peut être celle qui nous est donnée par le souffle spirituel de Dieu qui est souffle d’amour.
C’est avec le Père, avec sa force d’amour que son Esprit nous communique,
que nous pouvons trouver le souffle du pardon.
Seul un coeur empli du souffle de vie de Dieu peut avoir un tel dynamisme spirituel
qu’il puisse redonner vie à celui qui a fauté.
Celui qui faute a détruit un peu de lui-même en refusant d’aimer.
Tout vrai pardon doit être une véritable guérison de la blessure du coeur.
Le coeur de Jésus ressuscité est rempli de ce souffle divin
qui peut communiquer ce surcroit d’amour qui guérit et redonne vie.

Amen, je te dis: aujourd’hui, avec moi tu seras dans le paradis.
Déjà sur la croix, c’est un souffle de vie que Jésus transmet au larron de droite.
Ce larron adresse à Jésus une prière
qui est fréquente dans les prières juives mais qui est alors adressée à Dieu:
Souviens-toi de moi dans ton royaume.
Jésus, sûr de l’amour de Dieu, du Père, lui dit:
«Toi qui reconnais ton péché, toi, surtout, qui as confiance en l’amour de Dieu,
sois sûr que nous serons ensemble au paradis…
avant même que le soleil ne soit caché.»
On pourrait dire que c’est tout l’Évangile qui se trouve résumé dans cet épisode du bon larron.
Une fois de plus, c’est un exclu qui nous fait la leçon
et nous indique le vrai chemin de la vie.
Nous ne savons pas grand chose de ce crucifié,
sauf qu’il est un «mal-faiteur», un faiseur de mal.
Un «vau-rien», selon l’origine de ce mot: quelqu’un qui ne vaut rien.
A-t-il volé, a-t-il tué? Nous n’en savons rien.
Ce qui est important c’est qu’il accepte de reconnaître sa faute
et surtout qu’il manifeste sa confiance en ce prophète de Dieu crucifié injustement.
Peut-être a-t-il puisé sa confiance dans la prière
que Jésus vient de faire à son Père: Père, pardonne-leur!

Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne!
Dans tout ce récit de la passion, ce malfaiteur va être le seul
à prononcer le nom de Jésus.
Ce nom de Jésus veut dire précisément: «Dieu sauve, Dieu est sauveur».
Celui qui implore de Dieu le pardon de Dieu pour les autres,
ce Jésus qui appelle Dieu Papa ne peut-il lui obtenir le pardon de Dieu
et lui ouvrir ainsi la porte du paradis?
Selon la croyance de nombreux Juifs de cette époque,
le paradis est le lieu où ceux qui sont morts comme des justes
attendent le grand Jour du jugement final.
Thérèse de Lisieux traitera ce larron de voleur de paradis,
car Jésus ne lui dit pas: Tu seras pardonné!
mais Aujourd’hui, toi et moi nous serons au paradis.
Aujourd’hui, tu seras avec moi, qui suis l’Emmanuel,  c’est-à-dire Dieu-avec-nous.
Jésus l’avait promis à ses disciples le soir du jeudi:
Je vais vous préparer une place dans la maison de mon Père.
Mais l’amour n’attend pas! L’amour veut guérir et tout de suite!
L’amour veut redonner l’amour au coeur qui s’était fermé
et qui s’ouvre de nouveau à l’amour.
En mourant, Jésus donne son souffle d’amour:
«Il m’a aimé, il s’est livré pour moi»,  dira l’apôtre Paul en parlant de Jésus.
Le «bon» malfaiteur vient s’ajouter à la longue liste des sauvés par Jésus:
aux Lévi et aux Zachée qui ont volé et collaboré avec l’ennemi,
aux Marie-Madeleine qui se sont prostituées, aux Simon-Pierre qui ont renié…
à tous les fils prodigues –à travers le temps– qui ont dévié du vrai chemin de vie,
à toutes ces brebis perdues que nous sommes,
nous qui venons crier avec confiance vers Jésus, notre frère et notre Seigneur.

Si toi, tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!
Mais reprenons notre interrogation du début: faut-il fêter Jésus comme roi?
Tout le procès de Jésus –sa passion– a comme fond de tableau cette question:
Es-tu le messie? Es-tu le Roi des Juifs?
Au début de l’histoire du royaume d’Israël, le messie est l’homme
que Dieu choisit et consacre pour en faire le roi de son peuple.
Ce messie doit régner sur Israël à la place de Dieu qui est le seul vrai Roi.
À l’époque de Jésus, Israël n’a plus de roi.
Pour les Romains qui occupent le pays d’Israël, se prétendre messie est un délit politique.
En effet, le seul souverain des pays occupés est le roi qui reçoit sa couronne de l’Empereur de Rome.
Ainsi Hérode qui gouverne sur la Galilée.
En Judée, là où se trouve Jérusalem,
c’est un procurateur romain, Pilate, qui gouverne directement la province.
Les chefs juifs vont présenter Jésus à Pilate
comme quelqu’un qui se prétend roi des Juifs.
On sait que, tout au long de sa prédication, Jésus a refusé ce titre de messie.
Très précisément parce qu’il ne veut pas se présenter comme le roi.
Pourquoi cela?
Jésus avait-il peur que cette prétention ne le conduise directement à l’arrestation et à la mort?
Se prétendre roi dans ce pays juif occupé par Rome,
c’est commettre un crime de lèse-majesté envers l’empereur de Rome.
C’est donc signer son arrêt de mort
Les chefs juifs craignent très fort que les foules n’entrainent ce Jésus,
qu’elles admirent, à prendre la tête d’un soulèvement du peuple contre les Romains.
Ce sera effectivement une des raisons pour arrêter Jésus et le livrer à Pilate.
Pendant tous les interrogatoires, Jésus se tait ou ne répond pas vraiment.
Es-tu le messie? Dis-le nous,  demandent avec fureur les membres du Sanhédrin.
Si je vous le dis, vous ne croirez pas,  répond Jésus (Lc 22,67).
Toi, tu es le roi des Juifs?  demande Pilate (Lc 23,3).
C’est toi qui le dis,  répond Jésus.
On voit donc que Jésus ne répond pas vraiment quand on lui demande s’il est le messie,
c’est-à-dire celui que le Père a choisi pour être le roi qui libérera Israël du joug des Romains.
Aux membres du Sanhédrin, Jésus va plutôt se présenter comme le Fils de l’homme.
Il leur dit: Mais désormais le Fils de l’homme siégera à la droite de la puissance de Dieu.  (Lc 22,69)
Quel est le sens de ce titre de Fils de l’homme par lequel Jésus se désigne?
C’est dans le livre biblique de Daniel
que l’on trouve cette figure du Fils de l’homme.
Après toutes les occupations qu’Israël a connues tout au long de son histoire,
Daniel envisage la venue d’un temps de liberté.
Autour d’un Juif choisi par Dieu –nommé le Fils de l’homme–,
tous les Juifs seront rassemblés dans la paix, l’unité et la communion avec Dieu.
Ce Fils de l’homme est la personne qui rassemble en elle tous les fils et filles de Dieu,
ceux que Daniel appelle les Saints du Très-Haut.
Le Fils de l’homme est donc tout autant une personne singulière
qu’un «personnage collectif», une personne-symbole.
Je regardais dans les visions de la nuit,
et voici qu’avec les nuées du ciel venait comme un Fils d’Homme;
il arriva jusqu’au Vieillard, et on le fit approcher en sa présence.
Et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté:
les gens de tous peuples, nations et langues le servaient.
Sa souveraineté est une souveraineté éternelle qui ne passera pas,
et sa royauté, une royauté qui ne sera jamais détruite.
Puis les Saints du Très-Haut recevront la royauté
et ils posséderont la royauté pour toujours et à tout jamais  (Dn 7,13-14.18).
Dieu finalement rendra ses fils vainqueurs de toutes les forces de mal.
Venir sur les nuées du ciel et siéger à la droite de Dieu
sont des images qui signifient cette victoire.
Malgré le triomphe actuel du mal sur cette terre,
à la fin, finalement, Dieu rassemblera dans son amour
ceux qui seront devenus ses fils et ses filles.
En se disant le Fils de l’homme,
Jésus nous dit à la fois sa victoire sur le mal et la mort mais aussi la nôtre.
Lui avec nous, nous par lui et avec lui,
nous sommes promis à la vie qui ne finit pas,
une vie pleinement vécue dans l’amour de Dieu.
Mais si Jésus ne se désigne pas comme le messie,
c’est-à-dire comme le roi consacré par Dieu,
c’est qu’il a une idée de la victoire sur le mal
qui est différente de celle que pouvait évoquer alors le titre de messie.
Un roi, en général, triomphe par les armes, par la force violente,
même si ce combat est mené pour le bien, pour la justice, pour la paix.
Jésus, lui, ne veut pas user de la force
parce qu’elle est toujours plus ou moins violence et destruction de la liberté.
Pour lui, répondre à la violence par une autre violence,
cela n’interrompt pas la logique du mal.
Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée  (Mt 26,52).
La violence ne peut qu’engendrer la violence.
Elle ne peut jamais convertir le coeur de ceux qui usent de violence.
Il est certes légitime de défendre sa vie
contre ceux qui veulent nous détruire physiquement.
Mais celui qui est animé par l’amour ne peut se contenter de cette légitime défense.
Il ne peut pas ne pas être préoccupé du salut profond de son oppresseur:
comment celui qui veut me détruire pourra-t-il être traversé par l’amour?
Comment éteindre la haine dans son coeur?
Gandhi disait: «Si la haine de ton ennemi ne fond pas au feu de ton amour,
c’est que ton amour est trop faible.»
Le titre de Fils de l’homme permet à Jésus de mieux décrire
ce que seront son combat et sa victoire.
Qu’est-ce que les gens disent? pour eux qui est le Fils de l’homme?,
demandait Jésus à ses disciples.
On se souvient de la réponse: Pour les foules, tu es un prophète.
— Et vous, que dites-vous?
— Tu es le Messie, répond Pierre.
Et aussitôt Jésus ajoute:
Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir
et être rejeté par les chefs du peuple et être tué…
Mais Jésus ne sera pas sauveur par la souffrance
mais par l’amour d’un coeur qui ne veut pas se laisser envahir le mal.
Les disciples du Fils de l’homme devront suivre son exemple.
Comme le disent les derniers propos que Jésus tient à ses apôtres le soir du Jeudi.
Les rois des nations sont leurs maîtres
et ceux qui exercent l’autorité se font appeler «Bienfaiteurs».
Pour vous, qu’il n’en soit pas ainsi:
mais que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune,
le dirigeant comme celui qui sert.
Qui est le plus grand?
Celui qui est assis à table ou celui qui sert?
Mais n’est-ce pas celui qui est assis à table?
Et moi, parmi vous, je suis comme celui qui sert  (Lc 22,25-27).
Servir, laver les pieds de ses disciples est un des gestes qui disent la communion dans l’amour.
Voilà le roi du règne de Dieu: un Fils de l’homme sans violence, humble et faible…
à cause des exigences de l’amour.
Dans le récit évangélique de Jean, Jésus répond à Pilate en lui disant:
Mon royaume n’est pas de ce monde.
Qu’est-ce à dire?
À la fois, mon royaume s’épanouira au-delà de cette vie terrestre (il sera le paradis),
mais aussi mon royaume n’est pas comme ceux de ce monde-ci.
Les gouvernements de cette terre tiennent par la domination et le mensonge,
par la force et la violence.
Mon royaume est celui de Dieu, c’est-à-dire celui de la vérité de l’amour.
Et donc, le pardon en est le signe vivant et visible
car le pardon est l’aboutissement de l’amour.
C’est pourquoi l’élévation de Jésus sur la croix est le sommet de sa vie,
parce que la mort de Jésus est liée au pardon.
Elle est le grand signe du pardon: Père, pardonne-leur!
Ainsi, célébrer la royauté de Jésus, c’est entrer avec lui dans ce règne
du service du prochain qui culmine dans le pardon.
La croix et le pardon sont la clé de l’entrée du royaume de Dieu.
Certes, cela vaut pour des pardons personnels qui sont nombreux dans notre vie.
Mais cela vaut aussi pour des pardons plus collectifs,
lorsqu’il s’agit des conflits entre nations.
Quoiqu’en disent certains théologiens, peut-il y avoir une “juste” guerre?
La guerre est toujours un mal.
À la suite des événements du World Trade Center de New York,
le terrorisme d’aujourd’hui nous concerne tous,
parce qu’il atteint des innocents, loin des champs de bataille.
Les réactions des gouvernements sont donc aussi les nôtres
car elles engagent directement notre vie personnelle.
La pensée de Jésus concerne donc directement notre attitude face à ce conflit.
La fête du Christ-roi ne nous convie pas à triompher de nos adversaires
par la force, mais à être des hommes et des femmes de paix et de réconciliation.
Cette fête du Christ-Roi peut être aussi le temps
où les chrétiens demandent pardon
pour les erreurs commises dans l’histoire par leur communauté.
Le christianisme de Jésus ne peut pas être un christianisme triomphant,
et imposant sa vérité.
La seule vérité de Jésus est celle de l’humble service et de l’amour.
N’oublions pas que ce sera parfois des gens bien loin de la pratique religieuse
qui seront des témoins de l’amour.
Comme ce jeune journaliste français
qui a été détenu deux ans en otage au Liban.
Ce sont ses geôliers, des musulmans,
qui lui ont donné l’Évangile qu’il n’avait jamais lu.
À sa libération, il disait: «Ce qui m’a permis de survivre ce sont deux choses
que j’ai découvertes dans l’Évangile:
il faut garder confiance en Dieu, quoi qu’il arrive: car Dieu est notre Père.
il ne faut jamais se laisser aller à haïr ses ennemis:
car, même s’ils sont des bandits, ils sont eux aussi appelés à être des fils de Dieu.»
Voilà quelqu’un qui n’était pas même baptisé, qui n’avait jamais lu l’Évangile,
et qui devient un témoin de cet Évangile, un vrai disciple du Fils de l’homme.

Père, aujourd’hui, je remets mon souffle fatigué entre tes mains.
Je te remets un souffle chargé de ses peines, de ses colères,
de ses lâchetés, de ses manques de pardon.
Mets en moi ton esprit de paix,
Toi le roc qui mène au chemin du pardon.
Renouvelle mon souffle pour qu’il devienne celui de ton Fils Jésus:
Éternel amoureux, combattant par la seule arme
qui ne tue jamais et fait revivre: le pardon.
Qu’avec lui, je travaille à la venue de ton règne
d’amour sur cette terre.  Amen!

Georges Convert

 

»»» Questions

1. Quel lien y a-t-il entre le pardon et le Souffle spirituel divin?
2. Quelles sont les différences entre les attitudes des deux larrons?
3. De quel type est la royauté de Jésus sur le monde?
4. Comment Jésus règne-t-il dans ma vie personnelle?
5. Qui sont les témoins de l’amour autour de moi?
6. Pourquoi Jésus choisit-il de se nommer le Fils de l’Homme?
7. Comment les chrétiens doivent-ils témoigner aujourd’hui de la royauté de Jésus?

 

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