Évangile du dimanche 23 février 2017

7e dimanche du temps ordinaire (année A), selon le récit de Matthieu (5, 38-48)Du pain sur la table

(Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait:)

38 Vous avez appris qu’il a été dit: «œil pour œil, dent pour dent. »

39 Eh bien moi, je vous dis: Ne riposte pas au méchant;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends lui encore l’autre.

40 Et si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta chemise,
laisse lui encore ton manteau.

41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux avec lui.

42 Donne à qui te demande; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.

43 Vous avez appris qu’il a été dit: «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.»

44 Eh bien moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,

45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons
et tomber la pluie sur les justes et les injustes.

46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant?

47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant?

48 Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.


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Le commentaire du pain sur la table,

par Georges Convert.

Ma première réaction en écoutant ces recommandations de Jésus, est de dire:
Nous n’avons de leçon à donner à personne!
Nous avons tout simplement à essayer de vivre l’amour du Père jusqu’au bout.
Nous n’avons pas à être conditionnés par le comportement des autres!
Nous avons tout simplement à essayer de vivre l’amour du Père jusqu’au bout.
Quand je m’arrête à ces Paroles de Vie de Jésus
je prends conscience que je ne gagne rien sur le côté matériel.
Je m’aperçois que je peux même éloigner quelques amis…
Cependant avec les Paroles de Vie de Jésus,
je m’ajuste davantage sur la longueur d’onde de la tendresse divine.
Je ne gagne rien, sinon d’essayer de vivre davantage d’Amour!
J’intuitionne:
quand je me situe dans cette ligne de l’amour divin vécu dans l’humain,
quand je pose des actes concrets dans ce sens,
cette communion divine et cette fraternité humaine
s’amplifient dans la lumière divine éternelle.
Seigneur Jésus, tes Paroles nous étonnent et nous bousculent,
elles sont vivantes et éternelles car elles sont vécues en ton Amour!
Seulement dans l’expression, répétée deux fois:
Vous avez appris qu’il a été dit… Eh bien moi, je vous dis de…
nous constatons qu’il y a quelque chose de changé ou quelque chose à changer.

Pourquoi Jésus se permet-il de changer les règles?
Regardons ce que les gens avaient appris dans le code de l’Alliance,
au sujet des lois sur les coups et blessures:
Lorsque des hommes, au cours d’une émeute, bousculeront une femme enceinte…
si elle en meurt, tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent (Ex 21,24).
Dans cette société, à l’époque de Moïse,
la justice d’état n’a pas encore remplacé la vengeance privée;
cette loi du Talion «œil pour œil, dent pour dent»,
en exigeant un châtiment égal à l’offense, limite les excès de la vengeance.
C’est déjà une amélioration!
De plus, cette loi du Talion s’appliquait à tout le monde, pauvres et riches.
«L’œil d’un pauvre vaut celui d’un riche. L’œil d’un mendiant vaut celui d’un roi.»
Nous lisons aussi dans le livre des Nombres:
«Mais quand un homme a frappé un autre avec un objet de fer
et qu’il a ainsi causé sa mort, c’est un meurtrier…
Le meurtrier sera mis à mort.
C’est le vengeur du sang qui mettra à mort le meurtrier» (Nb 35,19).
Le vengeur du sang, appelé le goël, est le plus proche parent de la victime.
Plus tard, à l’époque de Jésus,
il y avait déjà un tribunal établi pour la défense de la victime,
mais Jésus nous invite quand même
à renverser ce mouvement naturel et spontané de vengeance.
Lui-même n’encourage pas cette vengeance par le sang,
au contraire c’est par le don de sa vie,
qu’il devient le libérateur de toute vengeance, de toute haine, de toute blessure.
L’apôtre Paul a très bien compris la demande du Christ.
Maintenant, en Jésus-Christ, vous qui jadis étiez loin,
vous avez été rendus proches par le sang du Christ.
C’est lui en effet qui est notre paix: de ce qui était divisé, il a fait une unité.
Dans sa chair, il a détruit le mur de la séparation: la haine.
Il a aboli la Tora et ses préceptes avec leur observance.
Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau,
en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps,
au moyen de la croix; là, il a tué la haine (Ep 2,13-16).
C’est toute l’existence de Jésus qui donne sens et valeur à ces paroles ;
sinon personne ne voudrait vivre ce qu’il propose dans son discours.
Avec lui, c’est plus qu’une sagesse de vie, c’est un renversement d’attitude,
c’est une lutte, par le don de soi, contre toute forme de violence.
Jésus avait refusé de parler de vengeance,
dans sa première intervention à la synagogue de Nazareth (Lc 4,18-19):

L’Esprit du Seigneur est sur moi car il a fait de moi son consacré.
Il m’a envoyé pour … libérer les opprimés, proclamer l’an de grâce du Seigneur.
Jésus arrête la citation d’Isaïe (61,1-2) et omet la phrase:
[Il m’a envoyé] annoncer le Jour de la Colère de Dieu.
Durant toute son existence terrestre,
Jésus refuse d’employer la violence pour blesser l’autre;
au contraire, c’est par le don de sa vie
qu’il devient le Libérateur, le Sauveur, le Donneur de sens à notre Humanité!
À l’ère de la cybernétique, de l’autoroute informatique, de l’internet, du virtuel,
lors d’une émission de télévision
deux intervenants, spécialistes en la matière, précisaient
que l’Humain aura encore à vivre de sagesse dans sa marche vers l’avenir.
Il ne peut se contenter du bon fonctionnement des machines et des robots
pour bâtir le monde de demain,
sinon il y a un grand risque d’explosion violente,
faute de tendresse et de compassion.
La robotique ne remplace pas encore la sagesse humaine.
Dans le même temps, le docteur Thomas nous informe
qu’un grand nombre de jeunes vivent
dans la pauvreté, faute de travail
et ont le goût du suicide par manque de vraie famille.
Des organismes communautaires font du bon travail auprès de cette jeunesse.
Ils les aident à retrouver leur dignité et à reprendre leur souffle.
Pourquoi je parle de cela?
Parce que le Christ se situe au cœur de l’humain,
parce qu’il invite au dépassement de soi par un choix libre…
À côté des techniques sans âme,
il y a des personnes humaines, qui ont une âme et qui vivent démunis!
Nous sommes tous concernés à développer des solidarités à notre mesure.

Je vous dis de ne pas riposter au méchant.
Il ne s’agit pas de se laisser blesser par l’agissement violent de l’autre
mais de ne pas rendre coup pour coup.
Si quelqu’un te gifle sur la joue droite tends-lui encore l’autre.
Bien des gens se moquent de cette Parole d’Évangile!
Est-ce que nous la comprenons vraiment?
Prenons l’exemple du Christ lors de son procès (Jn 18,19-23):
«Le Grand Prêtre se met à interroger Jésus sur ses disciples
et sur son enseignement.
Jésus lui répond:
‘Pourquoi est-ce moi que tu interroges?
Ce que j’ai dit, demande-le à ceux qui m’ont écouté; ils savent bien ce que j’ai dit.’
À ces mots, un des gardes qui se trouvait là gifle Jésus en disant :
‘C’est ainsi que tu réponds au Grand Prêtre?’
Jésus lui répond:
‘Si j’ai mal parlé, montre en quoi; si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?’»
Jésus n’a pas présenté l’autre joue.
Manque-t-il de sincérité ou de logique dans sa pensée?
Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
C’est une façon imagée, symbolique de ne pas répondre
à une violence par une autre blessure, une autre violence.
C’est prendre un autre chemin pour faire la paix et non la guerre,
pour rétablir la fraternité et non la haine!
Cela demande une force intérieure pour réagir ainsi,
une grande communion avec la compassion même de Dieu.
Nous remarquons que le Christ, giflé par un garde, demeure un homme debout.
Dans sa liberté et sa dignité d’homme, il interroge ce geste violent et blessant :
Si j’ai mal parlé, montre en quoi; si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?
Nous sommes en présence, non pas d’un Christ mou et indifférent,
se laissant manger la laine sur le dos,
c’est d’abord un homme-divin refusant l’option pour la violence.
Je dirais: c’est une option divine pour sauver les vivants de notre planète terre.
Par contre, nous les humains, à cause de la complexité de notre cœur blessé,
il nous faut la force de frappe brutale des armes
pour établir une certaine paix menacée.
Regardons nos conflits armés:
c’est le plus fort en armes meurtrières qui gagne et s’impose.
Nous en avons eu l’exemple en ex-Yougoslavie :
il a fallu les armes plus puissantes de l’Otan pour arrêter l’enfer..
L’ONU, malgré ses longs meetings entre adversaires et ses casques bleus,
n’arrivait pas à arrêter la puissance des armes qui faisaient des victimes innocentes.
Il nous faut des armes de mort et de sang pour protéger notre fragilité!
N’est-ce pas absurde et paradoxal?
Nous, humains pécheurs, nous sommes ainsi;
puissions-nous nous inspirer des gestes vraiment humains de Jésus!
D’ailleurs, cette force des armes sera-t-elle capable de cicatriser les blessures morales,
de faire fondre les rancœurs et les haines entre des gens qui étaient des parents
et qu’on a dressé les uns contre les autres?
C’est moins que certain.

Vous avez appris qu’il a été dit:
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Dans le Lévitique, un livre de lois et de règles, nous trouvons cet enseignement:
Tu n’auras pas dans ton cœur de haine pour ton frère…
Tu ne te vengeras pas
et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lv 19,18).
Le “Tu haïras ton ennemi” ne se trouve ni dans la Bible de Moïse,
ni dans le Talmud qui recueille la tradition orale.
Est-ce que Matthieu pense au psaume 139 qui dit :
Seigneur, n’ai-je pas en haine qui te hait, en dégoût, ceux qui se dressent contre toi?
Je les hais d’une haine parfaite, ce sont pour moi des ennemis (Ps 139,21-22).
Il est possible aussi de faire des rapprochements
avec quelques règlements de la communauté de Qumrân.
Les membres devront aimer tous les fils de lumière
et haïr tous les fils des ténèbres (Règle 1,9-11, Damas 2,14-16).
Cette façon de s’exprimer devait sans doute circuler dans différents milieux.
Il faut ajouter que le mot haïr dans la langue juive n’a pas toujours le sens fort
que le mot français comporte.
Jésus a dit: Qui vient à moi sans haïr son père et sa mère ne peut être mon disciple.
Il faut sans doute comprendre:
Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père et à sa mère…
Il faudrait peut-être comprendre la phrase Tu haïras ton ennemi dans le sens:
Tu aimeras inconditionnellement ton compatriote, quoiqu’il te fasse…
mais je ne te demande pas le même amour pour ton ennemi.
À l’époque de Jésus, les ennemis sont la puissance romaine d’occupation.
Et nous savons que la communauté chrétienne, après Jésus, subira la persécution
tant des Juifs que des Romains:
Prenez garde aux hommes: ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues…
Vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois…
haïs de tous à cause de mon nom (Mt 10,16).
C’est dans ce contexte que prend toute sa force la recommandation de Jésus:
Eh bien moi, je vous dis: aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent…
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux.
Cette parole de Jésus est surprenante et caractérise bien sa personne.
Il n’approuve pas la persécution, même si elle est inévitable.
En effet, la vie chrétienne, à la suite de Jésus,
provoque une remise en question radicale.
Il propose de continuer d’aimer et de prier, de ne pas se laisser arrêter par l’épreuve;
et ainsi les croyants en Jésus deviennent vraiment fils et filles de Dieu Père.
Être fille et fils de Dieu, cela rejoint la béatitude:
Ils sont sur le droit chemin du bonheur, les artisans de paix:
car eux seront appelés fils et filles de Dieu.
Être fils, n’est-ce pas essayer de prendre l’attitude même de Jésus
en telle ou telle circonstance?
C’est le chemin d’une vie d’amour en Dieu pour tout être humain…
L’Évangile est une bonne nouvelle qui se situe au niveau de la vie,
d’une communion de plus en plus intense avec Dieu-Père
et d’une fraternité de plus en plus forte entre humains.
Puisque Dieu est notre Père,
nous devenons dans la vie bien concrète des filles et fils de Dieu,
et par le fait même nous apprenons à considérer l’autre comme un frère, une sœur.
Car Dieu, notre Père, fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons
et tomber la pluie sur les justes et les injustes.
Comme l’écrit l’écrivain juif David Flusser:
«Le commandement de l’amour des ennemis
reste la propriété exclusive de Jésus» (Jésus, Seuil, 1968, p.76).
Jésus est le premier à proposer une telle attitude bienveillante face à l’ennemi!
Il va très loin dans sa demande et il l’a vécu lui-même jusqu’au don de soi!
C’est cet amour, à la manière de Dieu qui est notre Père,
qui peut seul faire de nous les fils et filles de Dieu.
Par la bonté de Dieu nous recevons la grâce
d’être vraiment les fils et filles de notre Père qui est dans les cieux.
Jésus est conscient que la fraternité entre les humains est très difficile à vivre.
Si je ne communie pas à la vie divine du Père,
si je ne prends pas le temps de méditer et de prier,
l’amour de l’ennemi est impossible à vivre.
Jésus fait appel à la vérité de notre fraternité à l’égard de tout être humain,
en soulignant l’exemple de la bonté même du cœur de Dieu,
Lui qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons
et tomber la pluie sur les justes et les injustes.

Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Lisons la réflexion d’un théologien orthodoxe, Olivier Clément:
«Dans le monde déchu, l’unité des hommes est brisée; tout est combat de reptiles,
et j’essaie de me délivrer de l’angoisse de ma mort qui m’étouffe
en la projetant sur l’autre,
j’en fais ma victime… L’autre est toujours mon ennemi, et j’ai besoin qu’il le soit.
Cependant en Christ, la mort est vaincue, mon enfer intérieur transformé en Église,
je n’ai plus besoin d’ennemis, personne n’est séparée de personne.»
Le critère de l’approfondissement spirituel se précise donc en amour de l’ennemi,
selon l’invitation exigeante de l’Évangile qui ne prend sens
que par la croix – celle du Christ et la nôtre –
et par la résurrection – celle du Christ et la nôtre…
Et il poursuit ainsi, pour nous qui sommes en recherche de vie spirituelle:
«La clé du progrès spirituel, selon les plus grands témoins de la pratique des vertus,
est donc l’amour évangélique des ennemis.
C’est-à-dire, d’abord très simplement et très difficilement, le refus de juger,
le refus de se faire valoir en méprisant ou condamnant les autres.
Seule cette attitude donne le détachement et la paix.
Le reste est secondaire…» (Sources, Stock, p.243 et 129).

Écoutons encore ce texte d’une religieuse trappistine
(Bro, On demande des pécheurs, p. 142-143):
«Un jour, je me suis heurtée au péché dans toute sa nudité.
La question de pardonner s’est posée net.
C’est le fait de pardonner qui me révoltait:
consentir à tout oublier, à n’avoir plus jamais rien sur le cœur.
Ce n’était pas les actes à faire qui me révoltaient,
Dieu ne me les demandait pas alors.
Il me montrait seulement et très clairement jusqu’où il voulait que j’aille
et que je consente à aller jusque-là.
Tout mon être répondait: non; la pensée du oui m’était intolérable.
Alors j’ai compris presque physiquement ce qu’était le péché: dire non à Dieu.
Je côtoyais alors l’enfer, mais je préférais plutôt l’enfer que de dire oui;
et puis cette petite phrase dansait devant moi :
Aimez vos ennemis afin que vous soyez les enfants de votre Père.
J’ai dit oui consciemment.
À cette heure-là, qui n’a pas été longue, je l’ai choisi, lui, contre moi,
car j’avais bien l’impression qu’en disant oui, je me noyais,
que je renonçais à être moi:
«Celui qui veut venir après moi, qu’il se renonce.»
Maintenant quand je repense à cela, je n’ai ni l’amertume ni rien de tout cela,
mais de la joie et de la reconnaissance pour Dieu qui a obtenu cela de moi.
C’est curieux, la liberté».

Terminons par cette prière
(in Prière quotidienne en Église, Georges Convert, Médiaspaul 1995):
«Notre Dieu, le Clément, le Puissant, le très Généreux,
Tu connais nos besoins avant qu’ils ne soient nés en nous.
Toi qui es Amour, et qui nous aimes tant,
nous te demandons aujourd’hui de nous donner la force
et le pouvoir de semer l’amour autour de nous, et d’aimer nos frères,
de n’importe quelle race, de n’importe quelle religion,
comme Tu nous l’as demandé.
Car si nos cœurs sont remplis d’égoïsme et de méfiance,
notre raison ne trouvera jamais un chemin de paix.
Qu’une société se nomme musulmane ou chrétienne ou de bien d’autres noms,
elle sera pourrie tant que le cœur de l’homme n’y est pas saint et rempli d’amour.
Mais que l’amour s’épanouisse dans la vie et il apporte joie, lumière et paix.
Je Te demande, mon Dieu et Dieu de tout vrai croyant,
de nous brûler d’amour sincère et fidèle,
Toi qui es béni pour les siècles des siècles. AMEN.»

Georges Convert

 

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