Mon grain de sel

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Grain de SelMon grain de sel, sur l’Évangile du dimanche 23 juin 2019

par Mario Bard

Goûter l’abondance de la Parole!

Ieshoua propose une nouvelle façon de marcher dans les pas de Dieu : c’est l’abondance. Autrefois, Dieu donnait, mais pas à tous; il ne donnait qu’à ceux et celles qui lui plaisaient. Mais, le Fils de l’Homme défie les conventions établies sur Dieu. Il n’a aucune crainte de laisser, dans les mains de tous ceux et celles qui le désirent et le servent, un Dieu rempli d’amour. Encore plus, il donne à tous ceux et celles qui osent lui donner leur faiblesse, dans un don d’amour, libre.

Il répand la Bonne Nouvelle aux plus pauvres, aux exclus, à ceux et celles que la vie a rendus handicapés de toute vie dite normale. Peu importe son rang, son péché, sa vie maladroite, chacun est appelé à être près de Dieu et à lui donner un peu de lui-même. Le service désintéressé et la bonté sont des éléments qui nous rapprochent de Dieu. Le problème est que, en cette Ère d’abondance financière basée sur le vent de nos investissements volatiles, des personnes croient que leur richesse est associée à leur droiture, à leur force, à leur quasi-divinité… Mais, la droiture n’a rien à voir dans cet accueil que Ieshoua réalise auprès d’une foule assoiffée de Paroles. Il a même voulu s’en éloigner pour être seul avec ses disciples et enseigner sans gloire.

Les foules ont soif, dirigées par des hommes arrogants et qui vivent un Credo totalement dépourvu d’humanité pour les plus pauvres. Le destin en a voulu ainsi; qu’ils y restent.

« Tu viens relever le faible », chante un groupe de musique francophone chrétienne. C’est effectivement ce que réalise le Dieu de l’Évangile proclamé par Ieshoua. Rien n’est plus dur que de se donner. Mais, lorsqu’au soir, fatigué par la marche dans un monde dont les systèmes politiques tendent aujourd’hui à se durcir, demander au Dieu de l’Évangile de nous soulever vers Lui avec bonté est impératif.

Autrefois, seuls les riches et très puissants avaient accès à Dieu. Jusqu’à cet homme de Nazareth qui déchire, par sa mort amoureuse sur la croix, les rideaux du Temple. Alors, il permet aux gens à qui les élites lui avaient caché, de marcher sur les chemins de la bonté et de la beauté. Marcher dans les routes de la vie, parce que nourries avec une abondance peu commune, construites d’un amour qui se donne.

Mario Bard

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