Mon grain de sel

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Grain de SelMon grain de sel, sur l’Évangile du dimanche 18 novembre 2018

par Mario Bard.

D’abord, se retrousser les manches

Cette apocalypse annoncée est difficile à déchiffrer pour moi. Les devins existent de tous les temps et de toutes les sociétés. Combien de fois un homme, censé être le nouveau messie – du moins pour ses fidèles – annonça la fin du monde avec tant d’éloquences que les policiers abasourdis et des familles dévastées retrouvent les restes des membres de ces nouvelles religions, calcinés, empoisonnée ou assassinée?

La fin du monde obsédait-elle Ieshoua? Ou bien n’est-ce une lecture de la communauté de Marc quant aux difficultés qui commencent à poindre pour les chrétiens? En effet, dès 49 après Jésus-Christ, sous le règne de l’empereur Claude, les chrétiens commencent à subir la persécution. Plusieurs spécialistes considèrent que l’Évangile est écrit dans les années 50 ou 60. De plus, elle est la communauté chrétienne de Rome. Tant d’éléments qui peuvent faire penser que ceux que le rédacteur de l’Évangile de Marc veut encourager sa communauté à persévérer. Malgré la souffrance qui commence et le rejet qui a suivi la fascination d’abord apportée par cette religion qui prône un dieu, un fils sauveur, un esprit d’amour.

Je me demande aussi : est-ce qu’Ieshoua parle plutôt de notre vie intérieure? Si l’on considère tout ce qu’une personne traverse tout au long de son parcours – maladie, mort, déchéance, joie, malheur, etc. – l’impression que tout s’effondre autour de soi est réelle : même les étoiles si belles et formant le manteau de la nuit semblent tomber du ciel! Et souvent, toutes ces choses surviennent quand nos branches, quand le figuier, tendre, productif, plein de fruits.

Alors, comment réagissons-nous? Sommes-nous tentés par la haine, la guerre, le mépris, la vengeance? Ou bien laissons-nous le cœur de ce Dieu d’amour nous atteindre et prendre la place qui lui revient?

***

Les mauvaises nouvelles pleuvent : un président états-unien, gazouille de plaisir dans le mensonge et le déni d’amitié avec quiconque ne pense pas comme lui, raciste de surcroît; une première dame qui réclame la tête d’une assistante de la Maison-Blanche comme le ferait une reine d’un autre siècle; des enfants qui meurent de faim dans l’abondance; des gens au Canada qui ne peuvent plus s’acheter de manteaux d’hiver parce que leur salaire est trop bas; des mineurs qui sont exploités en République Démocratique du Congo pour nourrir notre désir insatiable de nouveaux téléphones portables…

Oui, le monde tourne de travers. Pourtant, nos manches relevées et nos cœurs canalisant l’amour d’abord – que ce soit dans nos colères, nos luttes, nos peines et nos joies – peuvent transformer le monde. Puisque chaque jour est la fin d’un monde, puisons dans cet amour de Dieu qui crée le Nouveau Monde, chaque jour.

Mario Bard

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